Hé mec, tu baves. -Hein quoi ? -Tu baves, mec. -Oh putain, encore !




"-Et un bigmac ?
-Un bigmac c'est un bigmac, mais ils disent LE bigmac
-LE bigmac... hahaha ! Et comment ils disent le whopper ?"



Quand j'écris des trucs, je finis de toutes façons par changer
Je ne supporte plus mes écrits qui sont pourtant pas vieux, alors que je ne vaux pas mieux
Entre ces flemmards qui prennent même pas la peine de lire
Et tous les autres connards qui font semblant d'aimer pour me faire plaisir
Et ben moi j'abandonne, j'abdique et je capitule.




COMMENT ÇA, INCONSTANT ??


Hé mec, tu baves. -Hein quoi ? -Tu baves, mec. -Oh putain, encore !

# Posted on Sunday, 29 November 2009 at 6:37 PM

Et la mort brillera d'une lueur dorée.

Et la mort brillera d'une lueur dorée.



Qu'est-on censé penser dans de pareils moments ? Alors que t'es censé être chez toi depuis plus de deux putains d'heures, alors qu'en cas de coup de pompe, tu pourrais t'être allongé sur ton putain de lit douillet, que tu devrais avoir le ventre plein d'autre chose que du putain de chocolat, putain de merde ? Hé ppputain...

« She said he's not coming back, because he's sleeping with me »


Quelle chienne cette vie, quelle capricieuse, quelle emmerdeuse ? Elle vient probablement de se terminer pour le sale enfoiré qui s'est jeté sous un train sur la voie empruntée par mon Frankfurt-Paris ce soir, et qui a causé un retard de plus de deux putains d'heures à ton foutu train ? À la place de ça, je suis là, entre les voitures 6 et 7 du TGV 9552, onze heures du soir passées, crevé, les jambes confinées entre une putain de poubelle cassée et le pilier d'une tablette. Oui, j'ai choisi d'encore plus réduire la place pour mes jambes pour pouvoir bénéficier d'une prise de courant, sans laquelle mon ordi n'aurait pas tenu si longtemps allumé. Je me ferais royalement chier, j'aurais très certainement même pas réussi à m'endormir avec l'excité de voisin de siège que j'avais à la place 75 qui se levait pour aller pisser toutes les 27 secondes, environ. J'en suis réduit à écrire ce qui me passe par la tête et les tripes, parce je sais pas quoi foutre et que j'ai envie d'épater la bonne femme en face de moi qui tapote aussi sur un clavier d'Acer Aspire, car oui, c'est indéniable, je tape plus vite qu'elle au clavier. Beaucoup plus vite.

« I never cared for what they do »


Chidibidi, oh ça oui-oui. Stop la weed à la framboise, mec. Et si je m'arrêtais là ?

Là et las, je trouverais ce quelque chose en toi
Oh oui, ai confiance en moi, car en ce pays je suis roi
Crois en mon pouvoir, je trouverais pour nous
Quelque chose de nouveau et sans remous.

AND I CAN SEE YOUR PAIN IS NONPAREIL




# Posted on Tuesday, 24 November 2009 at 5:42 PM

À travers les cendres d'un Empire.



La Terre, elle est tellement triste que j'ai décidé
d'être encore plus triste,pour la défier cette salope arrondie.




La bordel intergalactique. Le plus gros putain de bordel que la Terre et le ciel ont jamais connu. Va savoir. Et il y a ces voix. Il y a des voix, dans les ténèbres, qui à chaque fois que je ferme les yeux hantent mon esprit. Ce sont les voix des enfants, les enfans qui dans la mort de la nuit appellent, hurlent et pleurent.

Et cette lumière. Cette sombre lumière qui obscurcit nos pensées, nos idées. Alors qu'à l'ombre de ma main s'étend un carré net et précis, cette lumière me montre le mauvais chemin et révèle mon mauvais côté, celui d'un mec sorti droit de l'enfer, alors qu'il a commencé à y neiger.

J'excèle dans la noirceur. Pour broyer du noir je suis champion, mais pour étaler ma joie, il semblerait que j'ai trop souvent séché les cours. Je ne me suis jamais autant plu qu'avec les cheveux noirs, et c'est maintenant que la coloration déteint que je commence à ressentir du dégoût en voyant mon reflet dans le miroir. Pour conter de macabres récits, les mots se bousculent sous ma plume, mais quand il s'agît d'heureux évènements, c'est le vide interdimensionnel. ONE STEP BEYOND.

Et il y a toujours ces voix dans les ténèbres, qui deviennent de plus en plus fortes. Alors que je commençais à me sentir à l'aise, en confiance, j'ai tout foiré, once again. J'ai même oublié ce que je voulais écrire. Avec ces deux, j'ai trop insisté au moment où la confiance s'installait, à un tel point que j'suis dorénavant sur liste rouge. Courage, fuyons. Peut-être qu'après tout, moi non plus je ne conçois pas l'amitié de cette manière. L'obscurité est palpable, et dans 30 minutes il sera 4h17. FOR FUCKING'S SAKE ! Mémoires gelées. Qu'elles aillent se faire foutre, dans la vie on ne fait que passer. Et les commentaires du style "c'est trop long, j'ai la flemme de lire" sont révélateurs d'une incommensurable richesse d'esprit. Imagine, demain, ce qui arriverait...
Je hais les bébés, je hais les gosses, je hais les ados, je hais les adultes, je hais les vieux, je hais même ta mère. Je hais l'existence, qui de sa connerie créée tant d'intolérance, tant d'injustices, d'immondices, d'appendices, d'aberrations, de ségrégation, de sectarisme, de secondes perdues à jamais, qui de son incroyable rêverie m'a rendu si amer et aigri, moi, pauvre con amer et narcissique.

J'ai pourtant tout pour être heureux, une fille que j'aime et qui me le rend bien, une demie douzaine de guitares, des longs cheveux et un grand pénis. Wesh ma gueule. Caféine et térébenthine. Je l'ai vu ce jour, où j'ai perdu la boule. Seigneur, je trouverais, peut-être qu'avec le temps tu seras mienne.
Ignorance et accoutumance, dépendance à la distance, c'est dans l'errance que tout balance. Encore 10 minutes. Agent commercial souriant la nuit, sombre écrivain la nuit. Et quand tu te lèves, tu la sens cette chaleur ? Elle te brûle. Envoie la couleur avant que je ne m'écoeure de tout ce gris, ce vomis, cette chair décomposée, poème composé dans une famille recomposée. J'ai osé poser mon cul à la place du Roi José, car c'est dans ce lupanar fait de brouillard qu'avec mes arrhes j'ai acheté le Prince Richard, et comme si je n'étais pas assez bête, je me demande encore ce qu'au dessus de la cuvette, la tête de la Comtesse Yvette peut bien y mettre. C'est la disette.

Mais regarder ce que vous avez fait de moi !

Où est passé ce bambin qui sautait les Haies (avec un H comme dans Hache) sans ses braies ?

Vous m'avez transformé, pour sûr. Il est 4h17. Je suis un monstre puant, bavant, avec des ailes, des cornes, des mains crochues et pleines de poils, des yeux rouges. Et la nuit, je tue, je vole, je déchire la chair. Et je fais des rimes débiles au beau milieu de propos incohérents. Et je je me lamente sur mon sort, comme si la fin du monde était proche. Et je tourne en rond, je fulmine, je culpabilise pour toutes les fautes que je n'ai pas faites.


"Auf einer Brücke ziemlich hoch
Hält ein Mann die Arme auf
Da steht er nun und zögert noch
Die Menschen strömen gleich zuhauf
Auch ich lass mir das nicht entgehen
Das will ich aus der Nähe sehen
Ich stell mich in die erste Reihe
Und schreie "Spring."


Saute pour moi, saute dans la lumière.



De toute façon, moi j'avais décidé de prendre le bus pour aller en Inde.




À travers les cendres d'un Empire.

# Posted on Friday, 06 November 2009 at 8:39 PM

Edited on Friday, 06 November 2009 at 9:05 PM

Belliqueux mysticisme et jovial pessimisme.

Belliqueux mysticisme et jovial pessimisme.







J'ai pas la science infuse, non,
Mais j'ai le don de tout foutre en l'air.
Cependant la seule chose que jamais je ne détruirais,
C'est ma vie, mon corps et mon esprit, mon être en sa demeure



(from 10/03/08 to 10/21/09)




# Posted on Wednesday, 21 October 2009 at 3:38 AM

Ô combien inutile fut la lecture de vos écrits, a-t-elle au moins le mérite de vous détendre en nous distrayant.

Ô combien inutile fut la lecture de vos écrits, a-t-elle au moins le mérite de vous détendre en nous distrayant.

Dans le plus noir de vos cauchemars, je serai toujours présent...

Je sais plus pourquoi, mais le 21 octobre représente quelque chose pour moi. Enfin je crois. J'en sais rien en fait. Cette nuit, entre 23h45 et 2h45, j'ai envoyé huit aissaimaisses et un message vocal à neuf femmes, qui pour la plupart font partie de celles auxquelles je tiens le plus au monde. Je n'avais, à ces dernières, rien de spécial à dire. Je pensais à elles, j'avais besoin qu'elles le sachent. J'ai notamment manifesté, plus ou moins explicitement selon la personne, mon envie de vous revoir toutes autant que vous êtes.
Ah les femmes. En voilà une machine compliquée. Astronomy. Allez savoir pourquoi, depuis toujours depuis longtemps, je préfère la compagnie des femmes. Je m'entends mieux avec, je rigole plus avec les femmes, je suis plus complice avec les femmes. Peut-être ma conflictuelle relation avec papa vient-elle de là. La seule avec qui ça ne s'est jamais rarement bien passé, c'est ma grande s½ur. La vie est une pute. Non que je veuille me lancer dans un débat philosophique sur les femmes, non, de toute façon j'ai jamais été doué pour la philo. Mon pathétique cinq sur vingt au bac ne me contredira pas. Vous savez qu'à ce rythme là, je vais vraiment finir par m'autoconvaincre, que j'ai complètement foiré ma vie.
Toutes ces femmes qui ont compté, comptent encore ou compteront dans ma vie. Pourquoi sont-elles bien plus nombreuses que le nombre de mecs avec qui je me suis lié d'amitié ? Je suis pourtant le bon stéréotype de mec bien macho, qui pue de la gueule le matin, qui rote, qui est grossier, qui aime le sexe à outrance, une brute épaisse, qui aime tout casser, les grosses voitures, la viande, enfin toussa. Et pourtant, « ce qu'on aime chez toi », me disait un jour Luc, ce sont tes côtés féminins. Je vous entend crier d'ici ”des exemples !“. En voilà : je suis maniaque, j'ai un penchant un peu trop exagéré pour le côté esthétique des choses, e suis une vraie chochotte, il faut toujours que je me prenne la tête pour pas grand-chose, j'aime pas sortir quand il pleut à cause de mes cheveux, je bois pas d'alcool, et... mon très prononcé goût pour le chocolat n'est inconnu de personne. Tout ça pour dire, au risque de faire piquer une crise de jalousie à mon excitée d'Alsacienne (oui, c'est un compliment), que les filles, je vous aime toutes autant que vous êtes.
Oui, ceci est une déclaration d'amour à la plus belle création de la vie : la femme.

... mais dans le plus doux de vos rêves, aussi, je serai toujours présent.

# Posted on Wednesday, 07 October 2009 at 6:04 PM

Edited on Wednesday, 21 October 2009 at 3:42 AM

Oh oui décroche moi la machoire !






BOXXY




Oh oui décroche moi la machoire !

# Posted on Saturday, 19 September 2009 at 12:31 AM

L'oeuvre inachevée (en toute modestie)

Just try to remember the day I said something like “stop dreaming, start playing”.



CHAPITRE I : MORT

Nous sommes en 2007. J'ai loupe mon bac parce que je n'ai absolument rien foutu durant ces deux dernières années scolaires. J'ai pensé à m'amuser, à baiser avec ma copine, à faire du rock, à délirer avec mes potes, à faire le con à l'internat, mais pas à bosser. Je me suis retrouvé en septembre et même en octobre, pratiquement au jour de mes 17 ans, sans bac, sans savoir quoi faire, sans projet, sans envie, sans ambition. Sans vie. J'ai refusé de redoubler ma terminale L car avec les événements de février, ajoutés à mon séjour en enfer à Louhans, je me suis promis de plus jamais mettre les pieds dans un établissement scolaire. Pas en tant qu'élève en tout cas. Et puis maline comme elle est, ma mère m'a faite une promesse dans le but de me faire retourner en cours. Promesse qu'elle à tenue au passage. Ma mère est une femme de parole et je l'aime. Non, je n'ai pas remis les pieds en terminale L, ni même à ce putain d'enfer qu'est le lycée Henri Vincenot à Louhans. C'était ma condition. À la place, on m'a désigné pour une première STI au lycée Ste Marie Fénélon, à Lons eul' Saunier. Thirty nine'. Bon, je m'étais dit « maintenant tu bosses », tu donnes le meilleur de ce que tu as parce que tout le monde autour de moi, ayant 138 de QI et sauté une classe, savait de quoi j'étais capable devant un énoncé de maths ou de physique. Simplement j'ai mis la barre un peu trop haute. Je me suis mis en tête, voyant les dégénérés de ma classe, de me prouver que je valais mieux qu'eux. Mieux que ces abrutis finis, pourtant pas si différents de ce que j'étais à leurs âges. J'ai commencé, certes sur les chapeaux de roues en coiffant tout le monde au poteau en méca dès mon premier cours, ma première interro, mais c'était un coup de chance. J'ai poursuivi quelques semaines à obtenir de très bon résultats mais sans battre les têtes de classes. J'en étais vert, je bossais comme un dingue, je me levais avant 6h du matin pour attaquer les cours seulement à 8h05, et en terminant à 18h, j'étais pas chez moi avant 19h30. Et encore, quand ma mobylette tombait pas en rade à mi-chemin. Saleté de mécanique. Mais bon, même avec de très bon résultats, j'étais pas content de moi parce qu'ils n'étaient pas excellents. Rappelez vous, je disais « Je suis là pour gagner, et pour rien d'autre. Pigé ? ».



CHAPITRE II : DÉCOMPOSITION

Nous sommes en janvier 2008. Le pire m'est arrivé, de moins c'est ce que je croyais. Je m'exultais moi-même de me sortir les doigts du cul sans jamais y parvenir. Les cours j'en pouvais plus, le rythme auquel je travaillais me tuait à petit feu et tout le monde le ressentait autour de moi. Tout le monde était satisfait de mes résultats sauf moi, je voulais montrer que j'étais capable de mieux, mais je n'ai pas réussi. J'ai tellement stagné à 16.5 de moyenne (excusez du peu) que j'ai fini par me demander si j'en étais vraiment capable. Je ne voulais plus retourner dans ce bahut de fous, plus jamais aller en cours. Jamais. Et puis j'ai réussi à tenir tête à ma mère.

Deux semaines plus tard

Oui j'ai réussi, et j'ai fait mon gros borné blasé. Je suis pas retourné dans ce putain de bahut de guedins. Ensuite, le pire m'est arrivé, le vrai. Plus bas tu meurs (enfin non, pire). Là j'ai compris ma douleur, puis j'ai eu une idée de génie. Frangy devenait du n'importe quoi, j'avais besoin de repartir de zéro, alors j'ai appelé papa. Grossière erreur ou non maintenant c'est fait. Je l'ai appelé le 12 mars 2008, pour la première fois depuis Noël 2005. Cinq semaines plus tard je (re)devenais parisien. Séparé de ma famille, ma mère, mes s½urs, mes frères, ma piaule de presque 40m², ma campagne, ma liberté d'être ce que je suis. J'ai vécu plus de choses en 1 an à Paris qu'en 5 ans à Frangy. Oh purée ça oui, y'a eu des hauts et des bas. Reconstruction morale et mentale, retour au sommet de la déconnade, rencontres, découvertes, évolution, changements. Révolution. Et puis nous y voici, septembre 2009, cette année pas de rentrée pour moi.

À table.



CHAPITRE III : RENAISSANCE

La quiche était trop cuite, comme d'habitude. Le café, lui, était bon. Comme d'habitude aussi. Pas de rentrée, mais beaucoup trop de questions, et toujours aussi peu de réponses. Premièrement j'ai plus le moral depuis 2 jours. Depuis que je suis rentré d'Alsace en fait... Elle me manque déjà, eux aussi. Les déboires paternels reprennent déjà. Le travail à la SNCF ne reprendra pas. Pas pour l'instant, et autant annoncer la couleur, je la sens mal et suis pessimiste quand à mes chances de retrouver un jour mon poste à la gare d'Haussmann St-Lazare. Ça me tue, comment a-t-il pu me promettre de me redonner un contrat en septembre pour me ressortir les même conneries 3 mois plus tard ? Y'a pas d'embauche pour le moment, j'en sais pas plus. Mais c'est pourtant toi qui t'occupe du recrutement dans cette putain de gare ! J'aime la SNCF, j'aime les trains, j'aime ce boulot. L'essayer c'est l'adopter, qu'on dit. Je veux y retourner, à Haussmann ou ailleurs. Enfin voilà, rien que ça, ça me flingue le moral. Bang bang, you're dead. Et là, va savoir pourquoi, ma symphonie mentale se remet en route dans son absurdité : à quoi ça sert la vie ?

Non, vraiment. Réfléchissez-y un instant. Pourquoi on est là ? On nait, on chiale, on fait ses premiers pas, on apprend la vie, puis on vit. Mais pourquoi faire ? C'est quoi le but final ? Pourquoi je suis là, pourquoi vous êtes là ? Pourquoi vous êtes ? Du verbe être.
Ou ne pas être, telle n'est pas la question. Also known as SK. La finalité de notre existence ? Travailler, manger, dormir, gagner de l'argent, voir des choses, partir en vacances, baiser, enfin non pardon, se reproduire. Mais à quoi ça sert ? Pourquoi on ferait pas un génocide mondial, un suicide général ? Les sept milliards d'abrutis que nous sommes sur Terre, si on se flinguait tous la gueule, en ayant pris soins de foutre le feu à la terre entière, d'éradiquer toute forme de vie. Il se passerait quoi ? Ça changerait la face du monde ? Non, assurément. The death and resurrection show. La vie renaîtrait-elle de ses cendres tel un phénix ? Pourquoi faire, à quoi sert-elle ? Je comprends pas. Et si j'étais seul à mettre fin à mes jours, à mes plaisirs, à mes souffrances ? Ça changerait la face du monde vous croyez ? Pas plus que si la Terre entière s'éteignait. Ça rendrait une dizaine de personnes tristes, tout au plus, qui penseront pendant 2 ou 3 mois que la vie est une chienne et qu'elle est injuste, qu'elle m'a arraché de vous, tout au plus. Et puis au bout de quelques années, peut-être même moins, on y penserait plus. Samuel O'Connor ne serait plus qu'un souvenir parmi tant d'autres, un être du passé. Moi, j'ai le pouvoir de faire en sorte de ne pas être qu'un souvenir, pour l'instant. Il suffit de pas me donner la mort. Pourquoi le ferais-je, d'abord, hein ? Parce que j'ai pas le moral ? Bof. Si dans 3 mois j'ai toujours pas trouvé de sens à ma vie, alors là seulement, peut-être serait-il grand temps de penser à laisser ma place, mais pour l'instant non-non. Dans tous les cas, c'est le temps qui est maître, le gardien des clés.

Oui tiens, le temps, parlons-en. Robbie Williams a dit, un jour, “time is the best teacher, but unfortunately, it kills all of its students”. Ça veut dire que le temps est le meilleur des professeurs, mais malheureusement il finit par tuer chacun de ses élèves. Il est fort le temps. Ouais ouais, balaise quoi. Mastoc. Super mastoc. Cicatrisant, réparateur, durcisseur, apaisant, régénérateur, et j'en passe...

Dadou, je veux pas que tu m'en veuilles d'en parler, mais avec le temps (tiens, parlons-en), j'espérais que tu comprendrais que ça ne représente plus rien pour moi, j'aimerais pouvoir en parler comme je parle de n'importe quoi d'autre, et ce en présence de n'importe qui. Il y a longtemps que les sentiments, la douleur et le tabou sont partis concernant ce sujet, pour ma part.

Voyez-le comme vous voulez. Mon comportement n'est pas du tout le même avec qu'elle qu'avec l'autre elle. Mon attitude, tout. L'essence même de l'amour que je lui porte n'a rien à voir. Faut le dire, les circonstances ne sont mais alors pas du tout les même. Déjà, l'essence de l'un découle des fumées de l'autre essence qui a cramé (et oui, ça brûle l'essence...). Wilder Wein. Ein König ohne Königin. Ich warte auf dich am Ende der Nacht. Ich warte auf dich am Ende der Nacht. Ich warte auf dich... J'étais en terminale lorsque je l'ai rencontrée. Oh oui, ça je m'en souviens bien mais je vous épargnerais les détails. Tout est allé très vite mais enfin bref, c'est pas ça l'important. 17 mois plus tard, le drame, la fin du monde, l'apocalypse, le déluge. Brûlé vif. Et des cendres... Je m'étais juré « plus jamais ça », je m'étais juré de rester célibataire un bout de temps... Je n'ai tenu qu'une seule de ces promesses. Elle voudrait tant qu'il prenne un peu soin d'elle. C'est vrai que cette relation n'a rien à voir. Même pô comparable. Ça mousse entre toi et moi, chérie. Vivons simple, vivons heureux. Et oui, j'ai tout relu avant d'écrire. Des fois ça sert de tout cracher en plusieurs morceaux. Tu crois toujours que c'est fini alors qu'en fait il en reste toujours un p'tit bout caché quelque part entre deux molaires. Qui l'aurait cru, il y a de ça moins de 2 ans, franchement ? Je vis pour gagner, mais gagner quoi ? Les années ne signifient plus rien. Il n'y a plus de bonne année, de mauvaise année, d'année normale. Que du mitigé, comme la météo de ce début septembre '09. Je joue avec le temps comme un chat joue à la baballe. J'ai merdé, grave merdé.


Nous somme en 2009, j'ai loupé ma vie parce que
j'ai pas sur me fixer des limites et grandir à temps.





CHAPITRE IV : RÉDEMPTION

On sait ce que tu es quand on voit ce que tu possèdes. Tout ce que je veux, c'est être libre. Qu'on prenne une gomme, qu'on efface toutes mes bêtises, tout ce que j'ai fait de mal, tout ce que j'ai dis de méchant, et on garde que le bon. Que le meilleur. Promis, ma gomme magique je la fait tourner après, parce que des gens qui voudraient enlever tout le mal qu'ils ont fait, y'en a des masses sur Terre. Si si. Libre dans ce monde. Chez “moi”, on me dit pas bonjour, on s'occupe à peine de moi. Je suis le squatteur de l'appart', un rejet, un déchet, une erreur, un emmerdeur. Et comme je suis un emmerdeur, alors on me rend la monnaie de ma pièce. Je dirais même qu'on me rend la monnaie de mon billet. Va jouer à pile ou face avec un billet, connard... On m'emmerde, on me coupe les vivres, ma seule source d'occupation, d'activité, enfin tout. Oula, oui je suis accro, je sais. Et alors ? On changera pas le monde, non, mais on y foutra un sacré bordel. Oh que oui. Qu'on m'accorde le pardon, qu'on m'accorde une nouvelle vie où tous mes pêchés seront pardonnés. On Monday, on Tuesday, on Wednesday too, I'll always remember you... On regarde par la fenêtre, le ciel est gris. On broie du noir, on boit un café. Et la vie reprend son cours. La vie. Dans quel but ? Jamais je ne le saurais. Ni vous d'ailleurs. Le mot souligné était le deux-millième. Comment dire que je ne veux pas tout perdre ? Moi aussi je t'aime.



Et ainsi, à genoux, les larmes aux yeux, le front dans la poussière, il implora pardon.
Et alors que grâce lui était rendue...



CEUX QUI MOURRURENT DANS LA DOULEUR
SE RELÈVERONT DANS LA JOIE



L'oeuvre inachevée (en toute modestie)

# Posted on Thursday, 03 September 2009 at 10:27 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 5:21 PM

Dédaleuses pensées fringantes d'un jeune buisson arrosé.

J'ai 19 ans et je vieillis.

Épouvante mystique. Quand j'avais 12 ans, les filles de mon âge mettaient des tenues mignonnes, pas belles, colorées, choisies par leurs parents. Nous les keums, on mettait des pantalons sombres mais pas noirs, des baskets stylées, des pulls à capuche, on se faisait des mèches blondes dans des cheveux coiffés en brosse. On avait des bouilles toutes mignonnes. Si on habitait pas loin on venait au collège en vélo. On se racontait des blagues pendant les récrés, on dessinait des conneries quand on avait plus de boulot. Le soir, rentrés chez nous on faisait sagement nos devoirs sous l'oeil averti de nos parents (ou pas), et puis on s'adonnait à un jeu, moi je jouait aux légos (oui, encore à 12 ans, ne vous déplaise). Des fois je prenais les manettes de ma bonne vieille Nintendo 64. On grandit, on a de bons résultats, bref, avançons un peu le temps.

Sept années se sont écoulées. Tant d'années, mais si peu. Rien que 7 misérables petites années. Déjà tout ça. Le collège est loin derrière moi, ainsi que toute forme d'enseignement. Alors que la plupart de mes anciens camarades de classes font des études supérieures, d'autres auront choisi la même voie que moi. Après avoir complètement déconnecté du système, totalement désintéressé, j'y remets un peu les pieds, je me tiens au courant, je me mets au bain. Et là, c'est le drame. Le monde dans lequel nous vivons se porte mal, c'est la catastrophe. Quelle horreur. Des gamines de 12 ans, des pré-pubères, celles-là même que je décrivais plus haut, que sont-elles devenues. Non, pas elles, mais leurs remplaçantes. Celles qui ont 12, 13, 14 ans aujourd'hui en ce triste mois d'août 2009. Pas si triste, je sais, c'est pour l'effet dramatique. Mon Dieu je suis choqué, mon Dieu je suis outré. Les minettes mettent des slims ultra moulants alors même qu'il n'y a rien a mouler. Fais péter le décolleté. Avec vue plongeante sur... des piqûres de moustique et des boutons d'acné. La face barbouillée de maquillage, rouge à lèvre qui déborde. Vas-y que j'me prends en photo comme une sale pute, histoire de faire baver mes camarades de classes tout aussi pré-pubères que moi.

À mon époque, la poignée de jeunes cons qui fumaient le faisait en cachette, aujourd'hui tout le monde fume, et tout le monde s'en vante. Et vous pouvez me dire à quoi ça sert, au juste ? À paraître plus grand ? Hahaha.
Les filles avaient pour sujet de discussion le mec sur lequel elles craquaient, aujourd'hui c'est le mec qu'elles se sont tapées la veille. Dans leur garde-robe tu trouvais tous les petits mots mignons qu'elles échangeaient avec le p'tit Kévin trop craquant, maintenant c'est un assortiment de strings, et quelques boites de capotes au cas où. Les mecs, eux, causaient de jeux vidéos, de conneries, ou de bouffe (non non, pas moi), ils parlent désormais de la dernière tasse-pé qu'ils ont baisé, la prochaine qui passe à la casserole, comment qu'elle est gaulée et de comment qu'elle suce bien. À 14 ans. Ça me désole.

Dans la rue, tu croises plus de sdf que de riverains, la baguette de pain coûte 7 fois plus cher qu'il y a 10 ans, l'essence est devenue un produit de luxe, tu sais pas sur qui tu vas tomber, un avion se crashe tous les 3 jours, un nabot a été élu président, la société de consommation l'a emporté. La vie, elle, est toujours aussi belle. Mais le monde dans lequel elle se déroule, lui... Il s'enlaidit de jour en jour, il ne prend pas une ride mais il est sénile, et bientôt sera invivable, je plains nos petits-enfants. Moi je vais mieux qu'avant, mais eux ? Vous ? Où allons nous, à ce rythme là ? Avant, une gamine de 15 ans se tapant un mec de 21 piges, c'était une chaudasse qui voulait se faire allumer, ou simplement l'amour. Aujourd'hui, un mec de 19 ans qui sort avec une minette de 15 printemps, c'est un pédophile, affaire classée. Si j'aime pas Obama, c'est parce que je suis raciste, si je l'aime c'est parce qu'il est noir. Univers radicaliste, utopie défaitiste. Je suis aigri, et vous n'avez toujours pas répondu à ma question. Où allons nous ?
J'ai 19 ans et je vieillis mal.

Dédaleuses pensées fringantes d'un jeune buisson arrosé.

# Posted on Wednesday, 19 August 2009 at 11:01 PM

Au berceau de la vie, au chevet des morts, au sommet des étoiles, au fond de l'océan... Je brillerais.

Au berceau de la vie, au chevet des morts, au sommet des étoiles, au fond de l'océan... Je brillerais.
...I want to be someone else or I'll explode...



Comme j'aimerais. Tant. Oh oui, tant que ça. Ce n'est pas parce que je fous rien que je ne me rends pas compte. À 19 ans, on commence à se rendre compte de déjà beaucoup de choses. Surtout avec le vécu que j'ai. Des épreuves, cependant on en traverse tous. Vous en traversez aussi, oui. I'm reading. J'aimerais que cette période se termine en un claquement de doigts. Ma femme, ma maison à trois étages, mes deux enfants, ma Mercedes et mes guitares. Mais pour avoir tout ça, faut que je me bouge mon gros cul terreux, oui oui. Je sais, me le rabâchez pas. Je sais que c'est pas en passant mes journées sur un MMORPG que je m'en sortirais, ni même que je pourrais avoir mon indépendance un jour, à commencer par ça, tout simplement. Vous croyez vraiment que ça me plait ? Moi j'avais rien demandé, quand je suis né. On m'a dit de vivre et de faire avec ce qu'on te donne, tu trouveras toujours pire que toi. Oh oui, ça aussi je sais. Quelque part sur terre, plein de gens et même des enfants crèvent la dalle. En bas de mon immeuble, dans ma rue, la belle rue des Martyrs, ils sont quatre à passer chaque nuit dehors depuis des mois. Euh n'ont rien. Ni toit, ni chauffage, ni abri, ni bouffe, ni ordinateur, ni connexion internet, ni cinq guitares et compagnie. Ouais ça je sais, je suis pas trop mal placé de ce côté là. Entre les environ 1300¤ de matos multimédia et les 2500¤ de matériel musical qu'il y a dans les 16 mètres carré de ma chambre, non de ce côté là je suis pas à plaindre. Non. Après coté relationnel, hormis une merveilleuse petite amie, une mère irremplaçable, des frères et soeurs adorables et un groupe de musique presque uni, franchement, y'a mieux. Tu secoues ma vie. Le professionnel on en cause même pas, tout le monde sait que je suis à nouveau et encore une fois au chômage. Attendant désespérément qu'on me rappelle, que mon ancien directeur de proximité le redevienne, qu'il me passe un coup de fil pour me dire "ok Sam, c'est bon on a un poste pour toi, tu reprends la semaine prochaine". Ressortir ma tenue d'agent SNCF, remettre cette casquette immonde, cette veste bleu électrique, ce badge "à votre service", pour exercer encore ce métier que j'aime tant, ce métier de contact, de relation, de commerce, de services à rendre.
L'espoir fait vivre, qu'on dit. Moi j'attends patiemment. S'il ne me rappelle pas en septembre, alors peut-être que je réaliserais encore plus que de nos jours tant que t'as pas un contrat écrit et signé, faut rien attendre, rien espérer. Je le sais déjà, mais tellement de bouches on eu le même son de cloche, celui de "profite de ton été, c'est sans doute ton dernier". Non, pas le dernier dans ce sens là, bande de morbides. Le sang est sur la piste de danse. Mais s'il me rappelle, alors j'aurais ma revanche. Elle sera terrible, comme à chaque fois d'ailleurs. J'aurais ma revanche, ma vengeance. Ma vengeance et mon taf, ma place parmi les cheminots qui me manquent déjà. Stop l'oppression, go pex tes relations familiales papa. Cependant tu t'es amélioré, alors laisse moi ma chance et mon été, et peut être te laisserais-je encore une chance.


Je vois des fantômes


Sans toi je ne sais pas où je serais, ce que je serais. Je sais que tu es là, toujours auprès de moi, et que je pourrais toujours compter sur toi. Je ne parle pas beaucoup mais je ne t'oublie pas. Tu es là, ça va aller.



PS : cet article est un pâté non aéré et c'est volontaire. C'est bordel dans ma tête, ici aussi.

# Posted on Sunday, 19 July 2009 at 4:12 PM

His last breath was is Los Angeles.




Ouais ouais ouais ouais. Que dire de plus ?

Je vais bien, ou presque, tout va bien, la vie est belle. Ou presque. La vie est belle, le monde pourri, disait Manu Chao.
Au résumé des courses, une bien jolie fête, un été trop chaud, de chouettes rencontres, un groupe qui prend, une fille merveilleuse, de la musique partout, du bonheur au tournant, plus de dérapages, un peu de chômage. Une lumière au bout du monde. Et l'horizon pleure, mais moi pas. Moi ça va je vous dis. Et vous, tiens ?
Michael Jackson est mort. Le King nous quitte. Non, je ne vais pas m'éterniser là dessus, simplement annoncer que cela m'attriste profondément et que j'ai du mal à m'y faire. Étant gamin, je n'écoutais que lui, je dansais sur ses musiques, je chantais par dessus, j'essayais en vain de comprendre ce qu'il disait. Et la nuit dernière, au gré de mes vagabondages sur internet, j'apprends vers une heure moins le quart qu'il n'est plus, que l'idole de mon enfance s'est envolée, que celui qui a bousillé mon magnétoscope à force d'en passer des cassettes a le coeur qu'a laché. La vie est comme ça, et la seule certitude qu'on en a est qu'elle se termine pour tous un jour ou l'autre. Des fois elle est longue, des fois elle est courte, c'est selon. J'ai beaucoup appris ces derniers jours.

Et lui il continue. Ou plutôt il recommence.

Et moi dans tout ça ? Oui parce que j'ai une réputation d'égocentrique à entretenir, v'savez. Si moi je mourrais demain ? Non mais on sait jamais, la vie elle est capricieuse, et surtout comme la nature : le jour où elle veut reprendre ses droits, elle se gêne pas. Et la mort dans tout ça, quand elle t'as choisi, généralement t'y échappe pas. Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. Si je devais passer sous les roues d'un métro, tomber par la fenêtre, me faire renverser par une voiture, ou un de ces connards en scooter ? Qu'est-ce que je laisserais derrière moi ? Des guitares, des amplis, des ordis, un compte en banque, des cheveux ? Et après ? Je suis mort et puis c'est tout. Non je ne suis pas mort. Je suis encore là, et pour un bout de temps. Ou pas. Non, ne me prenez par pour un suicidaire, je ne le suis plus. Pour le grand MJJ, on a deux dates, qui se résument à 1958 - 2009. Pour moi il n'y en a toujours qu'une seule, 1990 -. C'est comme ça. Non, ne me prenez pas pour un drogué, je ne le suis plus.

Et toi, tu fais quoi ?

Et eux, la plupart ont passé leur bac en ce mois de juin. D'autres passeront leur brevet sous peu, et il reste tout ceux pour qui ce n'est qu'un été de plus. C'est le cas pour moi, mais le paragraphe sur moi est terminé. Hurle, crie, pleure, tombe. Un peu de poison, un aller en enfer, une place au Paradis. Avec un grand P. Ils m'ont fait regagner le sourire, ils m'ont soutenu, ils se sont occupé de moi, ils m'ont fait chier, ils m'ont supporté, mais au final ils sont là. Ils. Eux tous. Vous. Nous. Un tout. Son amour n'est plus qu'une mémoire, un fantôme dans le brouillard. Je suis immortel.


Ouais ouais ouais ouais. Que dire de plus ?

His last breath was is Los Angeles.

# Posted on Friday, 26 June 2009 at 7:33 PM